• Faust de Gounod, à la télé

    Théâtre antique d'Orange

    un mur de scène mesurant 103m de large pour 37m de hauteur, unique en Europe et très bien préservé, qui confère à ce lieu une acoustique exceptionnelle. Son allure dépouillée actuelle ne reflète pas le niveau de décoration d'antan : il était recouvert de plaques de marbre, de frises sculptées, de statues (dont une de l'empereur), de niches et de colonnes. La grande porte en son centre était réservée aux acteurs principaux.


    Faust de Gounod
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     Hier soir à la télé<o:p></o:p>

    J'ai aimé le décor de taille dans le théâtre d'Orange..Orgue immense.<o:p></o:p>

    Comment ne pas succomber à la musique..Michel Plasson qui dirige l'orchestre toute en finesse comme il sait si bien le faire.J'ai vu, au theâtre d'Orange, Plasson pendant les répétitions de "Roméo et Juliette". C'est un homme délicat qui parle avec beaucoup de douceur aux musiciens. Cela m'avait frappé.<o:p></o:p>

    Le livret qui porte la signature de Jules Barbier et Michel Carré s’articule en cinq actes. Méditant sur la vanité de sa science et alors qu’il va mettre fin à ses jours, Faust voit apparaître, le jour de Pâques, Méphistophélès avec qui il signe un pacte : sa jeunesse retrouvée contre son âme. Au cours d’une kermesse, Faust fait la connaissance d’une jeune fille, Marguerite, que son frère Valentin, qui part à la guerre, a confié à son ami Siebel (qui l’aime en secret) pour la protéger en son absence. Faust tombe amoureux de Marguerite qui n’est pas indifférente à ce beau jeune homme. Méphisto s’attache à écarter les importuns : Siebel, Dame Marthe, la gouvernante de Marguerite, et dépose à sa porte le coffret de bijoux tentateur. Faust dit son amour à Marguerite qui succombe. Mais Faust l’abandonne. Marguerite, désespérée, se confie à Siebel et se réfugie à l’église, tandis que Valentin, de retour de la guerre, provoque en duel Faust qui a déshonoré sa sœur. Celui-ci, avec l’aide de Méphisto, blesse mortellement son adversaire qui maudit Marguerite. Méphisto entraîne alors Faust dans la montagne du Harz (Harzgebirge), son royaume, où se déroule la « nuit de Walpurgis », mais Faust est poursuivi par l’image de Marguerite dans son cachot : elle a été condamnée à mort pour avoir tué l’enfant qu’elle avait eu de Faust. Celui-ci, accompagné de Méphisto, vient la délivrer. Mais Marguerite, épuisée, confie son âme au ciel, repousse Faust et meurt. Des voix célestes disent sa rédemption.
    La critique a été sévère à l’égard du Faust de Gounod dans un premier temps, dénonçant son germanisme, voire sa modernité excessive. Le succès ne se démentant pas, ce fut alors sa popularité que la critique trouva douteuse. Cette popularité, qui ne s’est pas démentie depuis un siècle et demi, tient au fait que Gounod a su créer là une œuvre typiquement française, se démarquant résolument des modèles germanique et italien. Avec un sens inné de la mélodie, de l’expressivité lyrique et de l’effet théâtral, il a su composer des airs qui sont aujourd’hui encore dans toutes les mémoires, quand bien même on ignore tout de l’opéra. Qu’il s’agisse de l’air de Faust devant la maison de Marguerite (« Salut, demeure chaste et pure »), de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Chanson" w:st="on">la Chanson</st1:PersonName> du Roi de Thulé ou du fameux air des bijoux (« Ah, je ris de me voir si belle »), que toutes les cantatrices ont voulu chanter (y compris <st1:PersonName ProductID="la Castafiore" w:st="on">la Castafiore</st1:PersonName> !), du chœur des soldats (« Gloire immortelle de nos aïeux ») ou de l’air ultime de Marguerite (« Anges purs, anges radieux »). Des airs d’une grande douceur, d’une grande délicatesse, aux harmonies subtiles, qui savent se faire alertes et vifs, mais avec simplicité, quand il le faut, constituent l’essence même de ce chef-d’œuvre que Gounod portait en lui dès avant son séjour à <st1:PersonName ProductID="la Villa Médicis" w:st="on">la Villa Médicis</st1:PersonName> : à vingt ans, en 1838, il avait lu le Faust de Goethe dans la traduction de Gérard de Nerval ; il ne devait pas l’oublier…
    C' est Nicolas Joel qui met en scène le Faust de Gounod pour les Chorégies d’Orange 2008. Il en avait assuré en 1990 (avec Michel Plasson au pupitre) une réalisation d’anthologie.<o:p></o:p>


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