José Le Goff<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
Le mal-voyant<o:p></o:p>
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Mal voyant écorché traînant mes nuits sans lune<o:p></o:p>
Je métais résolu, déclinant dans le noir,<o:p></o:p>
Au temps de limparfait le joli verbe voir<o:p></o:p>
Et ramant, jendurais ma pénible infortune !<o:p></o:p>
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A lécran sans le voir, je glanais quelque mot !<o:p></o:p>
Abandonnant contraint, écriture et lecture,<o:p></o:p>
Devenu passager de ma propre voiture,<o:p></o:p>
Jimaginai le foot au son de la radio !<o:p></o:p>
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Un matin, décidé, je quêtais chez mes proches,<o:p></o:p>
Pour sortir dans la rue, un accompagnateur,<o:p></o:p>
Pour tout autre démarche, un parent, un tuteur !<o:p></o:p>
Javais mis ma fierté, mon honneur dans mes poches !<o:p></o:p>
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Josais les premiers pas de changements profonds !<o:p></o:p>
Atteint à lâme, au corps, vivant dans la hantise,<o:p></o:p>
Dun acerbe propos qui mine et fragilise,<o:p></o:p>
Jallais vider labcès, engorgeant mon tréfonds !<o:p></o:p>
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Je marche avec mon chien ou conduit par ma femme,<o:p></o:p>
Presque réconforté par mon petit « restant »<o:p></o:p>
Mais, je songe à laveugle, esseulé, vivotant,<o:p></o:p>
Quelquun va-t-il penser à cet être, à son âme ? ..<o:p></o:p>
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